Olivier Nkunzurwanda : Autonomisation des jeunes entrepreneurs dans le camp de réfugiés de Rwamwanja en Ouganda
#DOTYouth, Olivier Nkunzurwanda est un jeune entrepreneur social à l’origine d’un énorme changement dans le camp de réfugiés de Rwamwanja en Ouganda. Il est le fondateur de la Refugee Innovation Centre et offre à ses pairs une formation en compétences numériques et en entrepreneuriat depuis 2016.
Olivier a grandi à Goma, une ville à la frontière de la République démocratique du Congo et du Rwanda. Diplômé en droit d’une université rwandaise en 2014, Olivier a participé en parallèle à la formation en compétences numériques et à l’entrepreneuriat de DOT. Mais les ennuis sont survenus après l’obtention de son diplôme lorsqu’il est rentré chez lui en RDC.
Craignant pour sa vie en raison d’un conflit profondément enraciné dans la région, Olivier a fui en Ouganda et s’est retrouvé dans le camp de réfugiés de Rwamwanja. Plus de 75 000 réfugiés vivent dans le camp, dont la majorité fuient les persécutions en RDC.
La première année d’Olivier à Rwamwanja a été consacrée à s’adapter à sa nouvelle communauté, à apprendre l’anglais et à observer comment les autres réfugiés passaient leurs journées. « J’ai découvert que la plupart des réfugiés trouvent un emploi dans leur communauté d’accueil, mais que la plupart d’entre nous sont très peu payés, et pourtant nous avons les compétences et la capacité de créer notre propre entreprise », note Olivier.
À cet égard, Olivier avait un avantage unique : il était la seule personne de toute la colonie à posséder un ordinateur portable. Après une brève incursion dans la vente de fichiers musicaux et vidéo, Olivier a repensé à ses expériences avec DOT Rwanda et aux leçons tirées de l’entrepreneuriat social.
« J’avais besoin de créer un impact dans ma communauté, non seulement en cherchant de l’argent, mais aussi en créant quelque chose dont la communauté pourrait bénéficier », explique Olivier à propos de sa révélation. « À partir de là, je me suis dit : « Je n’ai qu’un seul ordinateur, mais que se passerait-il si j’amenais cinq gars pour m’asseoir derrière moi et que quoi que je fasse, je les laissais aussi essayer ? »
C’est ainsi qu’est né le principe du Centre d’innovation pour les réfugiés. Selon Olivier, de nombreux jeunes étaient réticents à utiliser un ordinateur. La peur « vous le cassez, vous l’achetez » était dissuasive, tout comme le fait que le centre de jeunesse de Rwamwanja disposait de 10 ordinateurs mais d’un formateur pour aider les gens à démarrer.
Bientôt, Olivier et trois autres jeunes ont formé leurs camarades réfugiés aux compétences numériques de base. Depuis, la gamme de formations du Centre d’innovation pour les réfugiés s’est élargie pour inclure l’entrepreneuriat, la littératie financière, la sensibilisation à la santé menstruelle et la réalisation de films, l’une des passions personnelles d’Olivier. L’équipe commencera également bientôt à faire du porte-à-porte pour sensibiliser à la planification familiale.
« Nous faisons ces activités parce que nous comprenons la communauté – 97 % des campeurs sont congolais. Nous racontons ce que nous voyons, ce que nous savons, ce à quoi nous survivons ou ce à quoi nous avons survécu », explique Olivier.
« Être réfugié n’est pas un obstacle et ne change pas votre humanité et votre rôle dans la réponse aux défis mondiaux. Nous pouvons faire les choses comme les autres : nous pouvons être des gens d’affaires, des entrepreneurs sociaux, des pilotes, des chauffeurs, des avocats, et contribuer à changer le monde.
Un #DOTYouth un jour, toujours un #DOTYouth
Olivier et le Centre d’innovation pour les réfugiés sont liés d’une manière ou d’une autre au DOT depuis le lancement de l’entreprise sociale en 2016.
« Digital Opportunity Trust nous aide à développer l’état d’esprit nécessaire pour voir les opportunités qui nous entourent et à connaître les capacités, les compétences et les ressources nécessaires pour saisir ces opportunités », explique Olivier. « Les compétences du DOT peuvent également aider à créer un grand nombre d’entrepreneurs diversifiés au sein de la colonie pour inciter la communauté à créer un impact tout en gagnant de l’argent pour nourrir leurs familles. »
Plus récemment, Olivier a fait partie de l’équipe #DOTYouth Street et a mobilisé des bénévoles pour atteindre des milliers de membres de la communauté avec des messages éducatifs sur la COVID-19 et les bonnes pratiques d’hygiène.
Comme tous les membres de l’initiative Street Team, Olivier a été jumelé à un entraîneur. Il lui attribue le mérite de l’avoir aidé à trouver des solutions créatives aux défis auxquels il était confronté, à suivre ses réunions et à mieux gérer les partenariats futurs pour le Centre d’innovation pour les réfugiés.
La subvention de démarrage qui a accompagné l’équipe #DOTYouth Street a également été un énorme coup de pouce. Olivier a utilisé le tiers de son budget de fonctionnement annuel pour acheter trois ordinateurs qui ont permis au Centre d’innovation pour les réfugiés de rejoindre encore plus de jeunes.
En ce qui concerne sa motivation à s’engager dans la communauté, Olivier dit que les raisons sont triples. Tout d’abord, il a toujours voulu trouver un moyen de soutenir les femmes, après avoir été témoin des difficultés financières et liées au genre auxquelles sa mère a été confrontée pour l’élever seule. Deuxièmement, il y a DOT et l’appréciation d’une organisation qui écoute et encadre plutôt que de prescrire une solution.
Enfin, Olivier est motivé par les personnes qu’il a rencontrées à Rwamwanja. « Je ne peux pas laisser tomber ma communauté », dit-il. « Même maintenant, ils réinstallent des réfugiés à l’étranger, mais je ne veux pas de réinstallation. Je veux être ici avec la communauté pour les soutenir.
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